- La crise du foncier n’épargne pas la ville
- La rareté des terrains et leur prix avantagent la construction de lots touristiques
- Ils sont plus rentables que les logements économiques
| AVEC l’essor immobilier que connaît actuellement la capitale du Détroit, Asilah n’est plus qu’à Le dynamisme économique de la région Nord et les projets structurants qui y sont en chantier ont profondément influé sur le cours de l’urbanisme dans la ville du Festival. D’un pourcentage d’urbanisation qui ne dépasse pas 7% de la superficie du périmètre urbain de la ville, Asilah est passée dernièrement en vitesse de croisière en ce qui concerne le bâtiment. Elle a reçu courant 2007 une quinzaine de projets qui ont couvert la quasi-totalité des terrains disponibles. Un nouveau vent semble donc bouleverser la donne, avec des projets de lotissement toutes catégories confondues, et avec un engouement plus qu’affirmé pour les produits à vocation touristique moyen et haut de gamme, alors que la ville souffre de la rareté de l’habitat économique. Dans l’ensemble, les projets immobiliers et touristiques autorisés en 2007 couvrent une superficie de En fait, Asilah est dorénavant conçue comme un prolongement de Tanger en matière de tourisme et d’immobilier. Les investisseurs entendent bien capitaliser cet état de choses lié aux considérations géographiques. D’où une véritable ruée sur le foncier et le fait que de nombreux projets de résidence touristique ont poussé dans les alentours immédiats de la ville, et jusqu’aux limites de son périmètre urbain. Toutefois, cette évolution est confrontée à plusieurs handicaps, surtout en ce qui concerne les documents d’urbanisme. Le schéma d’orientation de la ville est encore au stade des lignes générales, en attendant la finalisation d’un plan d’aménagement en bonne et due forme, selon un responsable communal. Les contentieux juridiques liés à la rareté relative des terrains possédant un titre foncier est un autre handicap qui influe sur l’activité immobilière, ainsi que la petite taille des terrains disponibles. C’est ce qui empêche les grandes sociétés spécialisées dans l’habitat économique de s’engager dans des projets d’envergure. Il crée ainsi le paradoxe avec une situation où la dynamique actuelle du bâtiment n’a pas pu résoudre le problème de l’habitat, parce que le principal de l’offre est destiné au secteur touristique jugé plus rentable par les investisseurs. Un autre handicap de taille: celui de l’aménagement. La ville ne possède pas encore de station d’assainissement. Amendis en prévoit une avec une enveloppe budgétaire de 50 millions de DH, mais les efforts d’investissements dans ce chantier n’ont pas encore abouti à cause de la rareté des terrains susceptibles d’abriter une telle structure de traitement. Ainsi, certains projets touristiques ont été contraints de construire leurs propres stations d’assainissement.
|
DES voix s’élèvent déjà pour revoir le découpage administratif de la région en enchâssant une ou plusieurs communes rurales limitrophes dans le périmètre urbain d’Asilah.
La ville pourra alors se développer sans contrainte spatiale et augmenter la superficie de son périmètre urbain qui ne dépasse pas les
Selon les responsables de
En fait, cette zone, située dans la banlieue de Bouguennoun, a été conçue pour englober plusieurs terrains d’habitat massif et d’immeubles.
Rachid MARROUN
















Laissez un commentaire