Zoom sur le développement spatial et l’efficacité énergétique.
L’Ordre national des architectes organisera, le 13 janvier prochain, au Palais des congrès de la ville de Laâyoune, la journée nationale de l’architecte sur le thème “Développement spatial intégré et efficacité énergétique”.
Cette manifestation, organisée en commémoration du 22e anniversaire du discours, que Feu SM le Roi Hassan II avait prononcé devant les représentants de la profession en 1986, sera marquée par la présence de plusieurs personnalités politiques et de la société civile, des architectes marocains et des responsables du secteur de l’immobilier et de l’urbanisme.
Lors de la séance d’ouverture, en présence des ministres de tutelle, deux conventions de partenariat seront signées. La première entre l’Ordre et le Centre de développement des énergies renouvelables (CDER) et la seconde sera paraphée entre l’Ordre et le Holding Al Omrane, afin de sceller et de renforcer les liens et l’efficacité de la coopération entre ces institutions. «Ce n’est donc pas un hasard si un rapprochement institutionnel et scientifique s’est opéré depuis quelque temps entre le CDER, l’Ordre national des architectes du Maroc (ONAM) et la Direction technique de l’habitat du ministère du Logement, de l’Urbanisme et du Développement spatial (MHUDS)», souligne un communiqué de l’Ordre.
Durant cette journée, la réflexion tournera autour du logement et de l’énergie, en explorant les possibilités de synergie entre les deux dynamiques, impulsées par la politique sectorielle de chacun des deux départements ministériels.
Une chose est sure. Maintenant que le prix du baril du pétrole a franchi les 100 dollars, il est primordial de prendre au sérieux l’application des énergies renouvelables pour diminuer la facture énergétique qui creuse davantage le déficit commercial du Maroc. Et pour cause, le secteur de l’immobilier est un grand consommateur d’énergie (climatisation, chauffage et transports urbains).
Le moment est donc venu de traiter la problématique de la production du cadre bâti et celle de la consommation d’énergie de manière indissociable. L’objectif d’efficacité énergétique dans le bâtiment nécessite une approche transversale et globale.
A signaler également que la dépendance énergétique du Maroc, pays non producteur d’hydrocarbures, est exacerbée par des exigences croissantes en confort thermique, ainsi que par les besoins grandissants d’un parc automobile, énergétivore, dont l’expansion constante est alimentée par la faiblesse des transports en commun.
Forte consommation
Il est à noter que le Maroc est actuellement dans une phase de grande production. De nombreux chantiers sont lancés et d’autres sont dans le pipe. En plus, les investisseurs étrangers se ruent également vers le secteur de la promotion immobilière, ce qui crée une vraie dynamique de construction.
De plus, le défi du logement a conduit les pouvoirs publics à mettre en place un ambitieux programme de logements à faible valeur immobilière totale (à 140.000 DH) pour loger, les démunis. Résultat, la facture énergétique ne cesse de grimper, provoquant une situation préoccupante. C’est ce qui a poussé les responsables publics à se pencher avec sérieux sur la structure et l’évolution de la demande énergétique dans le parc bâti. La journée du 13 janvier promet d’être constructive.
N.D. LE MATIN

















Laissez un commentaire