Les chiffres sont à la hausse et les esprits se chauffent ! Voilà une réalité qui, aujourd’hui, interpelle plus d’un. Le tourisme reste l’un des vecteurs majeurs de cette montée en puissance, multiforme, diversifiée et nouvelle de la croissance au Maroc. Mais, elle a son prix. Le prix du foncier prend des allures vertigineuses et dépasse d’autant plus l’entendement que les opérateurs – notamment ceux qui ont les moyens nécessaires – s’y font sans barguigner. Ils sont multipliés ici par cinq ou six, là par trois ou plus, ils dessinent une nouvelle configuration de l’habitat en amont, le rendant encore plus cher et inaccessible, le mettant en otage et, en tout état de cause, rendant impuissants les simples citoyens, voire bientôt l’Etat.
Plus on parle de construction, plus on voit grimper ses prix, plus le vertige immobilier opère ses ravages, plus l’assaut se fait grand. Et l’on attend toujours de voir se concrétiser le projet de logement social que l’Etat a promis au prix de 140.000 dirhams… C’est ce qu’on appelle la fièvre immobilière. Rien n’est venu réglementer cette nouvelle ” maladie ” où la schizophrénie du discours se paye de mots au détriment des démunis. Dans le Grand Casablanca, les spéculateurs fonciers sont en passe de devenir les maîtres de céans d’une agglomération en perpétuel agrandissement. Des zones industrielles ont été créées alentour, sur une ceinture nouvelle, pour favoriser l’implantation d’unités industrielles, grandes ou moyennes, voire petites.
C’est le cas de Sapino près de Nouaceur, de Oulad Salah à Bouskoura, où, il y a six ans seulement, le prix au mètre carré coûtait quelque 300 à 400 dirhams. Ces deux zones devaient porter le grand projet d’implantations d’industries, générer une productivité. Or, seulement 10 à 15% de leurs terrains proposés ont été nantis et construits, tandis que, paradoxalement, les prix se sont multipliés par deux, voire par trois ou quatre quand ce sont des spéculateurs qui les détiennent. Les industriels, nationaux ou encore étrangers, se trouvent confrontés à deux problèmes : la hausse des prix et les spéculateurs qui se sont emparés des terrains depuis six ans mais qui les marchandent à leur guise. Ce qui se passe à Casablanca se retrouve à Marrakech, à Tanger, voire même de plus en plus à Meknès à une grande échelle. Les spéculateurs y détiennent de vastes espaces, monnayent leurs prix en fonction de la hausse et de la baisse qu’ils impulsent et provoquent eux-mêmes d’ailleurs.
Les industriels, tout à leur malheur, se plaignent de la hausse constante du prix foncier. Et les cas sont nombreux de sociétés étrangères souhaitant transférer leurs activités vers le Maroc, exprimant des besoins précis de main-d’Å“uvre de 100 à 300 ou même plus de personnes, qui se plaignent de ne pas trouver les terrains idoines à des prix attractifs. L’immobilier flambe, c’est une vérité de La Palisse, mais il ne saurait entretenir de faux mirages pendant longtemps. On se félicite qu’à Saïdia, à Agadir ou au sud de Sidi Ifni il ouvre des nouvelles perspectives au tourisme, parce que porteur de devises. Mais l’on ne peut que déplorer que dans d’autres régions, notamment dans les agglomérations où le logement social reste un impératif catégorique, il puisse faire encore l’objet des spéculations sauvages et soit l’empire des spéculateurs au détriment de la population.
Le Matin
















concernat SIDI IFNI? j’en suis persuder que cette ville va vraiment se lancer sur tout les cotes car le seul moyen que cette enclave esapgnol autrefois, c le tourisime grace a ses potentialites natatturelles.et aussi garce a ses cotumes et ses traditions sahraouis berberes