Ce sont des étrangers, simples ou investisseurs mais surtout ceux qui se sont installés au Maroc depuis quelques années qui le disent. Et leur témoignage ne souffre aucune complaisance, ne trempe dans un aucun chauvinisme béat : «Le Maroc connaît des transformations importantes et diversifiées», «Le Maroc n’a rien à envier à quelques pays d’Europe», enfin «Le Maroc change de manière impressionnante» ! Voici quelques propos qui, pour être différents, ne s’inscrivent pas moins dans le même souci et ne s’inspirent pas moins d’une même profession de foi.
Ils sont lâchés à la cantonade. Et c’est peu dire qu’ils sont plus crédibles que ce que nous autres Marocains pourrions jamais dire de nous-mêmes.
Si nous ne prenions pas suffisamment la mesure de ce changement articulé à tous les niveaux de la société marocaine, les multiples projets lancés et réalisés un peu partout nous en apporteraient la preuve. Sur le plan touristique, S.M. le Roi vient de lancer à Marrakech des projets de grande envergure, dont le financement s’élève à la bagatelle de 32 milliards de dirhams tous projets confondus. La «perle» de l’Atlas, transformée en un interminable chantier touristique et immobilier, voit son visage se transfigurer, tant les infrastructures touristiques et immobilières prennent de l’allure et de l’importance. A Tanger, à Fès, à Meknès, à Essaouira, à Agadir, à Oujda et à Saïdia, le mouvement est identique. Et pour ne parler que de cette dernière station touristique inscrite dans le «Plan Azur», on assiste à une véritable ruée, dont une grande partie vient de l’Europe.
Le Maroc est aujourd’hui plus qu’un marché attractif, aussi bien au niveau des investissements touristiques et immobiliers, qu’à celui des projets économiques et industriels. Dix ans de travail et de réformes, à tous les niveaux, ont permis la mise en place de structures idoines et souples pour permettre aux entreprises, aux groupes et aux hommes et femmes d’Europe et du monde arabe de «réussir le transfert et l’établissement» en douceur dans un Maroc qui n’a jamais autant bougé, jamais si bien été fidèle à sa vocation de « terre d’accueil » ! Nous entrons désormais dans une phase accélérée de développement, pour sacrifier à un langage aussi simple et clair. Cette phase pourrait correspondre au deuxième palier, de consolidation et de maturité.
Consolidation des acquis, des projets et chantiers en cours, maturité pour ce qui de leur affinement et leur enracinement dans un contexte politique, économique et social lui aussi en plein mouvement. L’artisan de cette transformation exponentielle est d’abord Sa Majesté le Roi Mohammed VI qui fait bouger les lignes, brise les résistances en tous genres et suscite un véritable effet d’entraînement. Le Maroc est au défi : celui de l’édification d’une société démocratique, juste et équitable, d’une économie de marché tournée vers des impératifs de croissance équilibrée, du renforcement des capacités des entreprises, de la protection de ses citoyens, de l’épanouissement des ses femmes et de ses hommes, enfin de la consolidation de l’Etat de droit et des libertés.$
LE MATIN















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