Alors que la crise immobilière fait des ravages dans la plupart des pays industrialisés (Etats-Unis, Royaume Uni, Espagne, France, etc.), le Maroc subit lui aussi les revers de la médaille : après une croissance importante du marché immobilier, l’heure est désormais à la crise.
Au Maroc, il est difficile de se faire une idée claire de l’évolution des prix car les programmes immobiliers dévoilent rarement les prix pratiqués au cours des transactions immobilières. Quelques promoteurs (Palmeraie Développement, Addoha) ont donc décidé de faire la lumière sur les pratiques immobilières marocaines et visiblement, les projets immobiliers de construction séduisent majoritairement les hommes d’affaires, les hauts responsables de sociétés marocaines ou étrangères, les cadres hautement spécialisés : en effet, les villas et appartements commercialisés dans le cadre de ces programmes coûtent très cher parce qu’il s’agit surtout d’immobilier de haut standing situé au cœur du pôle économique marocain.
Un des promoteurs immobiliers – Palmeraie Développement – commercialise par exemple le produit « California Golf Resort » – à Casablanca, produit constitué de villas et d’appartements qui se vendent au minimum 550.000 euros. Autant dire que ce genre de bien immobilier ne peut être acquis par tout un chacun.
De plus en plus de promoteurs immobiliers marocains s’adressent donc à la clientèle française car nombreux sont les marocains résidant en France qui souhaitent investir dans une maison secondaire dans leur pays d’origine. Mais ces projets ne sont destinés qu’aux classes moyennes à aisées et dans le contexte d’une crise immobilière avérée en France, il est de plus en plus difficile d’emprunter auprès d’établissement de crédit (phénomène de resserrement du crédit). Aussi peut-on comprendre que le Maroc souffre lui aussi de la crise immobilière présente dans les autres pays européens parce que sa clientèle se composait jusqu’à présent d’un bon nombre d’européens en quête d’un climat et d’un mode de vie agréable comme c’est le cas au Maroc.
La difficulté pour le Maroc est de mesurer l’ampleur de la crise car le pays ne dispose pas d’indicateurs ou de baromètres immobiliers agréés par la profession.
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Écrit par Anne Chartier. prix-immo.com















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