Il se présente
JE suis né à Larache, j’ai 49 ans. Je suis marié et père de trois enfants. Ma mère est née à Tétouan. Mon père était affecté à un poste au Maroc. Il aimait beaucoup le Maroc. Après quelques années de l’indépendance du Maroc, mon père a été affecté à Séville, en Espagne. On est donc tous parti pour vivre à Séville. C’est dans cette ville que j’ai passé près de14 ans, dans une école religieuse. J’ai eu ma licence en droit et sciences économiques à Madrid.
Après un concours, j’ai pu intégrer le département des affaires étrangères. J’ai été affecté dans 24 pays en tant qu’attaché diplomatique et commercial. Avant d’occuper le poste actuel, j’ai été attaché diplomatique au consulat d’Espagne à Agadir. J’ai assisté le consul dans toutes ses activités. Et surtout j’ai contribué à développer les relations entre les deux Royaumes, des points de vue commercial, économique et culturel. A un certain moment de ma vie, des sociétés privées m’avaient tenté pour quitter la fonction publique et me lancer dans le privé. Ce que j’ai fait. D’autant plus qu’à un moment donné, les projets du Maroc, dont je suis passionné, m’ont semblé très intéressants. En 2006, j’ai donc été nommé directeur général de la société Marina d’or Maroc.
Il parle de son métier
Marina d’Or est une société de promotion immobilière et touristique, basée à l’Est de l’Espagne, sur la Méditerranée. Ayant créé la plus importante ville de vacances de la Méditerrané, à 20 km au nord de Valence, cette société a commencé son extension internationale par le Maroc. En 2006, elle a ainsi créé Marina d’Or Maroc. C’est en cette année qu’on a été adjudicataire de notre premier projet à Tamesna. Lequel projet s’étale sur 45 hectares et est composé de 14 îlots. A noter que 20% de ce projet est dédié aux logements sociaux.
Le reste est consacré à des appartements économiques, économiques plus et de moyen standing. D’ici la fin de l’année, une partie de ce projet sera livrée aux bénéficiaires. On est aussi le maître d’ouvrage d’un autre projet à Tamesna. C’est un projet différent mais complémentaire du premier.
Il est essentiellement dédié aux villas. Et à Tanger, nous sommes actuellement en phase d’autorisation d’un projet résidentiel et touristique. Celui-ci comprend un hôtel 5 étoiles à 250 chambres, un centre commercial, des plateaux bureaux et 6 tours de résidentiels. Aussi, dans la zone de Bab Al Atlas, à Marrakech, Marina d’Or Maroc est également à l’œuvre pour faire aboutir un autre projet de villas de haut standing (600 à 1000 m2). En plus de ces chantiers, nous avons été adjudicataires d’un projet à Fès. Il est actuellement en cours de réalisation et consiste en la construction d’appartements de moyen et haut standing.
Il parle de l’avenir
Pour l’ensemble des projets que Marina d’Or a lancés au Maroc, le chiffre d’affaires est de quelque 6,3 milliards de dirhams. Malgré la crise qui marque actuellement le secteur de l’immobilier, en raison de la flambée des prix, les perspectives sont bonnes. Je reste optimiste. D’ailleurs, Marina d’Or est actuellement à l’oeuvre pour lancer d’autres investissements. Certes nous sommes plus portés sur le résidentiel que sur le touristique. Mais nous n’écartons pas non plus les projets touristiques. Pour l’heure, l’objectif est d’avancer sur le résidentiel avant d’attaquer des projets touristiques.
Nous sommes d’ailleurs en train d’étudier des projets résidentiels. Lesquels projets devront être réalisés à Agadir, Tanger et Fès. Aussi, sommes-nous intéressés par l’investissement dans les villes nouvelles qui seront lancées très prochainement. Il faut dire que je suis très optimiste quant à l’avenir du secteur au Maroc. Cela dit, il faut un ajustement du domaine. Il faut libérer le foncier. Car, rappelons-le, l’accès au foncier est une vraie problématique au Maroc. Le terrain coûte plus de 25 à 35% de la valeur du chiffre d’affaires. A Casablanca, par exemple, il y a des terrains qui font jusqu’à 60% du chiffre d’affaires.
Les prix ont flambé parce qu’il n’y a pas une structure qui puisse tenir les prix. Pour pouvoir accompagner l’augmentation des prix, il faut avoir une structure solide au Maroc. Faut-il le rappeler, il y a des gens qui peuvent acheter un logement à 300.000 dirhams. D’autres, par contre, peuvent acquérir des appartements dont le prix est de plus de 1 millions de dirhams. Or, toute la grande couche moyenne, qui n’arrive pas à s’offrir un appartement à ces prix là , s’oriente vers le social. Ce qui constitue un vrai problème.
Il rêve
J’aurais aimé être un champion et représenter mon pays aux jeux olympiques. J’aime beaucoup le sport. J’ai été un très bon sportif. Quand j’étais jeune, je jouais au foot. En fait, ce qui me relaxe beaucoup, c’est surtout le sport. Je ne conçois pas la vie sans le sport.
Il fait quoi le dimanche ?
Il faut dire que dernièrement, je travaille même le dimanche. Mais, quand, je ne travaille pas, j’en profite pour jouer au golf. Je ne suis pas un grand joueur du golf, mais ça me plait énormément. J’essaie de faire de la marche et aussi de faire des promenades dans des espaces extraordinaires. En été, le dimanche, je nage beaucoup.
Le Reporter - Rédaction















Moi aussi je suis né a Larache j’aime beaucoup c’est ville,
sympa de voir qu’il y ades projets comme ceux la au Maroc, mais je n’arrive pas à m empecher de penser qu il est necessaire de ne pas oublier les logement por les personnes à faible revenu, trop de projets immobiliers de luxe ne feraient que creuser encore plus le faussé qui sépare les classes sociales dans un pays comme le notre