· Une baisse de 25 à 30%
Après plusieurs années de croissance débridée, les prix des logements ne cessent de reculer aux Etats-Unis depuis un an et demi, selon le très suivi indice S&P/Case-Shiller.
En mai, les prix ont ainsi accusé une baisse record de près de 16% en glissement annuel. Une baisse qui reste toutefois insuffisante, selon la majorité des analystes, pour relancer le secteur.
Le secrétaire au Trésor Henry Paulson répète régulièrement que l’immobilier est aujourd’hui le plus gros danger pour l’économie américaine. Fin juillet, il avertissait que les saisies risquaient de rester «considérablement élevées cette année et l’an prochain», et que les prix allaient «continuer à baisser au niveau national».
Plusieurs facteurs entrent en jeu. D’abord, les prix dans leur ensemble sont encore loin de leurs niveaux d’avant la bulle, soulignent les analystes du groupe financier Banque TD dans une étude récente. «La correction n’est pas terminée» et les prix devront vraisemblablement continuer à baisser, «avec des pertes massives dans des villes comme Los Angeles, Miami ou Las Vegas qui avaient connu les hausses les plus fortes», avertissent-ils. Ensuite, le volume des stocks est tellement élevé (11 mois environ dans l’ancien, 10 pour le neuf) qu’il faudra que les vendeurs abaissent encore leurs prétentions pour permettre un retour à la normale, généralement estimé autour de 5 mois de stocks par les analystes.
Dans ce contexte «la part croissante des logements saisis dans le total des ventes n’augure rien de bon pour les prix de l’immobilier», note Ethan Harris de Lehman Brothers, qui table sur une baisse des prix de 25 à 30% au cours de la phase de correction du cycle, qui s’achèvera selon lui fin 2009.
Synthèse L’Economiste















Laissez un commentaire