Anse la plus célèbre de la côte varoise, le golfe de Saint-Tropez n’en finit pas de faire rêver Français et étrangers.
A l’est du golfe, Sainte-Maxime, une petite ville de 12 000 habitants qui voit sa population sextuplée en été et offre aux estivants les joies d’une promenade le long de la mer sur la Croisette ombragée par les pins parasols ou le plaisir d’arpenter la rue piétonne commerçante avant d’atteindre la Tour carré, vestige du XVIème siècle.
« Sainte-Maxime accueille une clientèle familiale d’origine majoritairement française. La clientèle parisienne et lyonnaise apprécie tout particulièrement notre village et souhaite y acquérir une résidence secondaire qui pourra éventuellement se transformer en résidence principale une fois la retraite venue », indique Franck Bernard, négociateur de l’agence Golfe Immobilier.
Les quartiers du centre-ville et du Sémaphore retiennent tout particulièrement l’attention des acquéreurs. « Pour une propriété dans le quartier du Sémaphore, l’un des plus côtés de Sainte-Maxime, il faut compter au minimum 1,2 million d’euros sans vue et 1,5 million d’euros avec vue mer », explique Franck Bernard.
Dans le centre ville, les prix des appartements avec vue mer oscillent aux alentours de 6 000 euros du m² dans l’ancien et peuvent atteindre 8 000 euros du m² dans le neuf. « Nous avons récemment vendu un 2 pièces de 50 m² en dernier étage avec terrasse et vue mer pour 300 000 euros », précise Franck Bernard.
A l’ouest, un autre visage du golfe : le mythique village de Saint-Tropez dont Brigitte Bardot contribua à asseoir la renommée dans les années 60. Devenu, depuis, la destination incontournable des célébrités et des jet-setters, ce village vit au rythme des saisons entre traditions et fêtes jusqu’au bout de la nuit. « Village ravissant dont les maisons aux couleurs ocres et la place des Lices sont les emblèmes, Saint-Tropez satisfait autant une clientèle en quête d’animations restaurants, plages, boîtes de nuit, shopping, marché que des vacanciers désireux de calme », explique Karine Breuer, directrice de l’agence Emile Garcin de Saint-Tropez.
Un compromis qui explique son succès auprès d’une clientèle aisée aimant à se retrouver entre amis durant la saison estivale. « Saint-Tropez constitue un micromarché très actif soutenu par une demande toujours forte. L’évolution des prix s’est de fait accompagné d’une clientèle de plus en plus sélect composée à 70 % d’étrangers pour les biens d’une valeur supérieure à 2 millions d’euros », souligne Marc Foujols, président du groupe éponyme.
7 millions d’euros la villa avec vue sur mer
Si le centre ville séduit principalement les Italiens, les Anglosaxonss et les acquéreurs originaires du nord de l’Europe privilégient, quant à eux, les quartiers du Pinet et du Capon à la pointe de la presqu’île ou encore Ramatuelle et L’Escalet. Facilité d’accès aux plages et au centre ville explique ce choix.
« A Saint-Tropez, pour une maison de 250 à 300 m² avec un jardin de 1 500 m² sans vue sur mer, il faut compter environ 3 millions d’euros et 7 millions si elle possède une vue mer. Quant aux appartements en centre-ville, ils se négocient entre 8 000 et 15 000 euros du m² selon leur emplacement », explique Karine Breuer. Les propriétés avec quelques hectares de terrain donnant sur le golfe atteignent quant à elles des prix beaucoup plus élevés.
« Nous avons à vendre une propriété de 500 m² sur 1,5 hectare de terrain avec une vue splendide sur la baie des Canoubiers pour 20 millions d’euros », précise Marc Foujols. Karine Breuer signale pour sa part la vente d’une propriété avec plus de 2 hectares de terrain dans le secteur de Sainte Anne pour un montant supérieur à 30 millions d’euros.
Pour trouver des biens plus abordables, il faut se tourner vers les communes de Grimaud, Gassin, La Croix-Valmer ou le quartier à proximité du golf de Beauvallon. « Nous avons réalisé la transaction d’une villa récente de 300 m² avec piscine, 5 000 m² de terrain et une vue à 180° sur le golfe, située dans le parc de Beauvallon, pour un montant de 3,8 millions d’euros », indique Marc Foujols.
Sophie Fromager / Le Figaro.















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